La Lituanienne, Rūta Meilutytė, qui sort de championnats du monde de Natation réussis au Japon avec deux titres mondiaux en deux courses, le 50 et 100 m brasse, sera une candidate très sérieuse pour ramener plusieurs médailles voire titres olympiques lors des Jeux Olympiques 2024 à Paris, l’été prochain.

Cependant, malgré ses nombreux titres, la Lituanienne, Rūta Meilutytė, championne olympique à Londres à l’âge de 15 ans a eu un parcours difficile et douloureux qui a perturbé sa jeune carrière à de nombreuses reprises.

Une enfance pas facile :

La disparation de sa mère à l’âge de 4 ans, un déménagement très jeune à Plysmouth dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, une dépression pendant sa jeune carrière, un soupçon de dopage, une fin de carrière prématurée, un retour triomphal, la vie de Rūta Meilutytė n’est certainement pas un long fleuve tranquille.

Lorsqu’à 11 ans, elle quitte la Lituanie pour aller s’installer au Royaume-Uni, elle décide d’aller s’entraîner au club de Natation de Plymouth Leander avec comme entraîneur Jon Rudd, ancien champion olympique anglais de natation.

En 2012, lors des jeux olympiques de Londres, elle devient championne olympique du 100 m brasse à seulement l’âge de 15 ans. En 2013, elle devient championne du monde du 100 m brasse. En 2015, à Kazan en Russie, elle finit 4ème du 50 m brasse et devient médaillée d’argent du 100 m brasse.

Source : (2012 Getty Images)

Une fin de carrière prématurée

En mai 2019, elle est menacée d’une suspension pour avoir manqué 3 contrôles anti-dopage (les 22 avril 2018, 29 août 2018 et 28 mars 2019) en l’espace de moins d’un an.

Avant d’être officiellement suspendue par les instances internationales, elle décide d’arrêter sa carrière le 22 mai 2019. C’est seulement, quelques mois plus tard, en février 2020, qu’elle doit purger une suspension de deux ans entre le 21 juillet 2019 et 20 juillet 2021, la privant donc des jeux olympiques 2020 (décalés en 2021 en raison de Coronavirus).

Sa deuxième carrière et son retour à la compétition !

Décembre 2021 signifie pour la lituanienne son grand retour à la compétition après ces deux ans d’arrêts.

En plus de la suspension due à une non-présentation à des contrôles anti-dopage à 3 reprises, elle s’exprime à plusieurs reprises dans des articles de journaux internationaux sur une dépression à laquelle elle fait face depuis 2016.

En 2018, elle confie notamment au site brésilien Globo Esporte qu’elle avait été profondément affectée par la pression d’avoir été championne olympique très jeune en 2012 à l’âge de 15 ans et l’acharnement des médias dans le sillage de ces jeux olympiques.

Elle déclare : « Je souffre de dépression et je me bats tous les jours contre cette maladie. C’est une bataille. Avec l’aide de ma famille et de mes amis, j’ai trouvé des moyens pour y faire face et me sentir mieux »

Selon Ruta Meilutyte, c’est en 2016, lorsqu’elle participe aux Jeux olympiques de 2016 à Rio au Brésil et qu’elle classe 7e au 100 brasse, que sa dépression atteint son paroxysme. En effet, cette contre-performance l’enfonce dans une dépression encore plus forte et plus profonde. Cette contre-performance est notamment due au fait qu’elle n’était pas tout à fait à 100 % en raison d’une fracture du coude en 2015 qui avait logiquement perturbé sa préparation aux Jeux olympiques. Elle précise également avoir failli abandonner la natation en raison de ce résultat.

Nous connaissons la dureté de la natation, des sacrifices dans la façon de vivre des nageurs et nageuses, des entraînements durs et intenses.

C’est en effet un sport très intense et violent tant lors des entraînements que lors des compétitions.

C’est pour cela que les carrières des nageurs peuvent s’arrêter assez tôt à l’instar de Yannick Agnel qui a arrété à l’âge de 24 ans, Camille Muffat à l’âge de 24 ans (décédée à l’âge de 25 ans, un an après avoir arrêté sa carrière lors d’un accident d’hélicoptère) ou encore Laure Manaudou à l’âge de 26 ans.

Cela s’explique par le fait qu’une fois qu’ils ont atteint leur objectif principal comme par-exemple une médaille d’or aux Jeux Olympiques ou des médailles d’or aux championnats du monde à maintes reprises, le retour à la réalité, c’est-à-dire aux entrainements difficiles, aux sacrifices quotidiens ainsi qu’à la charge mentale et physique est un moment très délicat dans la vie de ces athlétles hors du commun qui se surpassent constamment pour rélialiser leurs rêves.

Ruta revient donc à l’âge de 24 ans pour une seconde carrière. C’est alors qu’on se rend compte qu’elle n’a rien perdu de son talent. En effet, dès son retour à la compétition, elle remporte la médaille d’or du 50 m brasse et est médaillé de Bronze du 100 m brasse lors des championnats du monde de Budapest en Grand Bassin en 2022.

Source : D. Kibirkštis/Lithuanian Swimming Federation

Elle remporte également en 2022 et 2023 d’autres compétitions telles que les championnats d’Europe ainsi que les championnats du monde en petit bassin.

Plus récemment, en juillet 2023, lors des championnats du monde de Natation au Japon, plus précisément de Fukuoka situé à la pointe nord de l’île de Kyūshū, au Japon, elle remporte les deux courses qu’elle effectue : le 50 m brasse ainsi que le 100 m brasse.

En plus de remporter un nombre conséquent de compétitions en grand et petit bassin, elle détient de nombreux records du monde. Elle a notamment égalé le record du monde en demi-finale puis l’a battu lors de la finale du 50 m brasse lors de ces derniers championnats du monde au Japon.

À ce jour, elle détient 4 records du monde.

DisciplineRecordPerfDateLieu
50m brasseRM (50m)29 »3029/07/2023Fukuoka (Japon)
100m brasseRM (50m)1’04 »3529/07/2013Barcelone (Espagne)
50m brasseRM (25m)28 »3717/12/2022Melbourne (AUS)
100m brasseRM (25m)1’02 »3612/10/2013Moscou (Russie)
Source : l’équipe.fr

Jeux olympiques 2024 à Paris :

Tout au long de sa carrière, en plus du 50 m brasse ainsi que du 100 m brasse, elle a également participé à des 100 m 4 nages à maintes reprises, où elle a régulièrement remporté des médailles dans diverses compétitions.

Dans un an, elle sera donc l’une des grandes attractions des Jeux Olympiques en général mais plus particulièrement en Natation où elle sera l’une des têtes d’affiches avec le jeune prodige Français Léon Marchand qui a remporté 3 médailles d’or au dernier championnat du monde au Japon en 2023 (5 fois champion du monde au total en deux championnats du monde à seulement l’âge de 21 ans).

De plus, Léon Marchand a notamment battu le dernier record du monde de Michael Phelps le dimanche 23 juillet 2023 à Fukuoka en 400 m quatre nages.

Qui sera le plus médaillé en natation entre les deux ?

La Lituanienne, Rūta Meilutytė, si elle décide de s’aligner sur les 3 épreuves : le 50 m brasse, le 100 m brasse et le 100 m 4 nages pourrait venir rafler un nombre de médailles assez conséquent, ce qui serait une performance rare et remarquable lors d’un même Jeux olympiques !

En tant que multiple championne du monde ainsi que la détentrice du record du monde du 50 m brasse et 100 m brasse, elle sera la grande favorite pour ces deux épreuves et sera une outsider redoutable pour le 100 m 4 nages où elle a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures.

Rendez-vous fin août pour faire les comptes !

Par Louis Topuz – Topuz Sport Media

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